
Que vont devenir nos confrères proches de Ouattara ? Où vont-ils cacher leurs visages, eux qui, sans avoir attendu les résultats du test d’ADN, comme nous l’enseigne notre métier, se sont engouffrés dans des commentaires puérils et désobligeants en soutenant que le squelette découvert à Yaokro était celui de Guy-André Kieffer ? Notre Voie, soucieux de l’éclatement de la vérité, ira jusqu’au bout pour faire éclater la vérité. Demain déjà, nous vous proposons le témoignage d’un gendarme qui était en service à Saïoua dans les années 2004-2005. Plus tard, nous vous donnerons les nom et prénoms de ce corps retrouvé dans le campement de Yaokro et enterré au bord du fleuve Gorée. Pour l’heure, nous nous contentons de rappeler à Ramaël que la clé de la cachette de Kieffer se trouve dans les tiroirs de l’Elysée et du ministère de l’Intérieur français. C’est là-bas que les tueurs envoyés par Paris à Abidjan pour exécuter le confrère Kieffer ont déposé le rapport de leur sale besogne. A travers les résultats du test d’ADN qui disent que le squelette de Yaokro n’est pas celui de Kieffer, c’est un hommage posthume qui est rendu publiquement à Paul Antoine Bohoun Bouabré qui, de son vivant, a été sali par des gens de peu de valeur qui ont continué leur travail même après l’annonce de son tragique et cruel décès. Ils ne savent peut-être pas que la mort ne trie pas.
Abdoulaye Villard Sanogo
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